A un poète!!!
20/10/2010 17:49 par aimer_la_vie
Reçu par mail d’une amie…
A un poète!!!
Ami, cache ta vie et répands ton esprit.
Un tertre, où le gazon diversement fleurit…
Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches…
Un vallon, abrité sous un réseau de branches…
Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix…
Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois…
Comme un sequin jeté par une main distraite…
Un rayon de soleil dans ton âme secrète…
Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment…
Pour faire des échos au fond du bois dormant…
Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure !
C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure…
Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours…
Envoyant un soupir à peine aux antres sourds…
Mirant dans ta pensée intérieure et sombre…
La vie obscure et douce et les heures sans nombre…
Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords…
Ton cœur vers les enfants, ton âme vers les morts !
Et puis, en même temps, au hasard, par le monde…
Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde…
Loin de toi, par delà ton horizon vermeil…
Laisse ta poésie aller en plein soleil !
Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes…
Effleurée en passant des lèvres et des urnes…
Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni…
Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini…
Calme et pure, à travers les âmes fécondées…
Un immense courant de rêves et d'idées…
Qui recueille en passant, dans son flot solennel…
Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel !
Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée…
Dans ta tranquillité vénérable et sacrée…
Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur malade et sérieux…
Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite…
Puiser en toi la paix, l'espérance discrète…
L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger…
Et boire à ton esprit limpide, sans songer…
Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve…
Sois petit comme source et sois grand comme fleuve !!!
Paysage d'octobre
16/10/2010 09:24 par aimer_la_vie
Paysage d'octobre....
Les nuages sont revenus,
Et la treille qu'on a saignée
Tord ses longs bras maigres et nus
Sur la muraille renfrognée.
La brume a terni les blancheurs
Et cassé les fils de la vierge ;
Et le vol des martins-pêcheurs
Ne frissonne plus sur la berge.
Les arbres se sont rabougris,
La chaumière ferme sa porte,
Et le joli papillon gris
A fait place à la feuille morte.
Plus de nénuphars sur l'étang ;
L'herbe languit, l'insecte râle,
Et l'hirondelle, en sanglotant,
Disparaît à l'horizon pâle.
Maurice ROLLINAT (1846-1903)
Bonne journée
et bon weekend
Bisous
avec toute mon amité
Barbara
Déjà vendredi...
15/10/2010 07:52 par aimer_la_vie
Coucou… Déjà vendredi
Bonne journée et bon weekend…
Bisous …
Barbara
Toi, petit enfant…
14/10/2010 20:04 par aimer_la_vie
Toi, petit enfant…
« Soyez miséricordieux pour les créatures de la terre et Dieu au Paradis vous sera miséricordieux ».
Je suis déjà outrée quand je vois un papa qui délaisse son enfant, mais une mère ça me donne des envies de meurtre croyez moi, très émue par un récit qui vibre d’émotions délicates et si vraie! Je suis musulmane de confession, et convaincue jusqu’au fonds de moi même, je n’ai qu’a dire que nous appartenons tous à un seul dieu! Et que Dieu n’est qu’amour, clémence, et pardon! Certes il existe une différence entre la paternité et la maternité, la première ne constitue pas une fatigue corporelle pour l’homme qui ne met en œuvre que son instinct et son désir, alors que la seconde constitue une tâche lourde et expose la mère au danger. C’est elle qui entretient l’enfant, qui le nourrit de tout son corps et aux dépens de sa santé, qui s’expose au danger lors de l’accouchement et de l’allaitement, ce qui entrave la liberté de la mère et réduit l’espace de son mouvement. Dieu, le très haut, a parlé des peines de la mère beaucoup plus que celles du père : Et nous avons enjoint à l’homme la bienfaisance envers ses parents. Sa mère l’a péniblement porté et péniblement accouché. Grossesse et sevrage en trente mois, puis quand il a atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il a dit : « Ô Seigneur ! Dispose-moi pour que je rende grâce du bienfait dont tu nous as comblé, moi et mes parents » (Coran XLVI, 15).D’autre part, le père a le mérite de travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Pour cette raison, Dieu considère le père et la mère comme égaux dans la responsabilité à l’égard de l’enfant et dans le devoir de bienfaisance de ce dernier à leur égard. Cette égalité est signalée dans beaucoup de versets coraniques, mais la mère à beaucoup de mérites en raison de ses peines dans la grossesse et l’accouchement. Dans ce sens, la tradition prophétique dit que « Le Paradis est sous les pieds des mères ». En ces temps moderne nous voila devant des scènes les plus atroces des âmes innocentes abandonnées par ceux qu’on aime, parce ceux en qui nous avons confiance. Pour eux parents, peut être on cesse d’exister, c’était tellement simple d’ignorer nos larmes, notre haine, notre rancœur. C’était tellement simple de nous effacer par un simple coup de crayon de leurs vies. « Allah me suffit, il est mon meilleur garant. » Je suis d'accord avec toi, toi l’enfant triste, toi l’enfant qui pleure. On t’a laissé seul dans une pièce noire, et la nuit qui s’installe et s’ennuie. Tu as toujours eu peur de la nuit. Parce que lorsqu’elle est là, tout s’endort, plus personne ne t’écoute, et tu es encore plus seuls, le soleil te tourna le dos. Seul ceux qui dorment seuls le soir, dans une pièce vide de toute chaleur, peuvent comprendre ton malheur. Celui d’être seul et mal aimé. Le malheur de n’avoir personne vers qui se tourner. On t’a oublié, on t’a tourné le dos et tu as eu si mal, si mal. Tu as créé tes monstres et tes démons, et ils t’ont laissé seul face à eux. Tu n’avais même pas une épée pour te défendre, même pas un bouclier pour te protéger. Alors ils t’ont dévoré, et, de loin, ces autres qui étaient ta famille, t’ont laissé crever. Tu as rêvé qu’ils t’aimaient pourtant. Quand tu étais petit, tu dessinais toujours leur visage avec des crayons jaunes et roses. Désormais tes crayons sont redevenus noirs… et tu ne dessine plus rien. Pourquoi ? Parce que la vie a été amère. Le père était de ceux qui ne s’attachent à rien, surtout pas aux personnes, il n’aimait que la froideur, la moiteur et la peur des journées sans lendemain, perdu dans les bras de quelques femmes. « Ne me laisse pas seul…ne m’abandonne pas… aime moi… papa ? ». Il n’a su t’apprendre que la douleur, la tristesse et la solitude, les cicatrices de son amour inexistant gravées dans ton dos. Tu n’as rien vu de beau de lui que le sourire, dessiné dans le corps de femmes qui n’étaient pas ta mère. Dans l'absolu l'enfant a besoin des deux. Mais culturellement parlant, ne penses tu pas que nous vivons dans une société où tout repose essentiellement sur la mère ... je ne sais pas si je suis claire. Il avait l’argent, le pouvoir. Il avait oublié d’avoir un cœur, une âme. Ta mère, elle, a préféré l’oublier comme elle a essayé d’oublier ton père qui la traitait comme la plus futile des poussières. Alors, elle s’est aussi effacée. Tu te souviens de son sourire, parfois, qui était né sur ses lèvres tremblantes. Mais elle n’avait pas pu supporter sa vie, ne voulant pas affronter la mort, elle a vécu comme un fantôme. Oubliés ces jours heureux, oubliés ces sourires d’enfant... Tu es né, et tu es déjà si vieux. Tu as aussi oublié que le bonheur existait. L’amour ? Encore plus inconcevable. Tu as voulu hurler « ne m’abandonnez pas » mais tu ne savais même plus à qui le crier. Alors tu as demandé à ton âme de ne pas m’abandonner. Tu ne voulais pas te perdre… et pourtant. La souffrance, la solitude et l’incompréhension ont fini par abattre tes maigres défenses. Mais je veux dire ne pense tu pas que dans notre société un enfant qui grandit en sachant que sa maman a préféré vivre sa vie que plutôt l'élever aura plus besoin d'un accompagnement psychique pour accepter l'idée qu'un enfant délaissé par son père ?
« Si l’un d’eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse près de toi ; alors ne leur dis point : ‘Fi’ et ne les repousse pas, mais dis-leur noble parole ». Et par miséricorde baisse pour eux l’aile de l’humilité et dis : « Ô mon Seigneur ! Fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit ») (Coran XVII, 23-24). Cette humilité ne rabaisse pas l’homme mais l’élève car elle est l’humilité de la miséricorde.
Barbara
Bonne semaine... Merci Savana
13/10/2010 16:39 par aimer_la_vie
Merci Savana pour ce beau poème
Vous ne connaissez pas les molles rêveries
Où l’âme se complaît et s’arrête longtemps,
De même que l’abeille, en un soir de printemps,
Sur quelque bouton d’or, étoile des prairies ;
Vous ne connaissez pas cet inquiet désir
Qui fait rougir souvent une joue ingénue,
Ce besoin d’habiter une sphère inconnue,
D’embrasser un fantôme impossible à saisir,
Ces attendrissements, ces soupirs et ces larmes
Sans cause, qu’on voudrait, mais en vain, réprimer,
Cette vague langueur et ce doux mal d’aimer,
Pour un objet chéri ces mortelles alarmes ;
Vous ne connaissez rien, rien que folle gaîté ;
Sur votre lèvre rose un frais sourire vole ;
Votre entretien naïf, sérieux ou frivole,
Est égal et serein comme un beau jour d’été.
Sur votre main jamais votre front ne se pose,
Brûlant, chargé d’ennuis, ne pouvant soutenir
Le poids d’un douloureux et cruel souvenir ;
Votre cœur virginal en lui-même repose.
Avenir et présent, tout rit dans vos destins ;
Vous n’avez pas encore aimé sans être aimée,
Ni, retenant à peine une larme enflammée,
Épié d’un regard les aveux incertains.
Jeune fille, vos yeux ignorent l’insomnie ;
Une pensée ardente et qui revient toujours
Ne trouble pas vos nuits tristes comme vos jours ;
Votre vie en sa fleur n’a pas été ternie.
Ainsi qu’un ruisseau clair où se mirent les cieux,
Dont le cours lentement par les prés se déroule,
Votre existence pure et limpide s’écoule,
Heureuse d’un bonheur calme et silencieux.
Bonn semain a tous
Bisous
Avec tout mon amitié
Barbara
Joyeux Anniversaire…Samira 12.10.2010
11/10/2010 20:10 par aimer_la_vie
AID MILLAD SAID WA OMR MADID KOUL AAM OUA ENTI BIKHAIR .
Joyeux anniversaire et longue et heureuse vie...
Joyeux Anniversaire ma Sœur adorée...
Samira Okhti… Ma très chère amie Samira… En ce jour joli… Je voudrais te souhaiter… Un joyeux Anniversaire… Plein de gaité. Que ce jour soit un délice à consommer et ta vie une douceur à contempler quand le cœur est grand, il y a toujours de la place pour quelqu'un comme toi ....Douce, gentille, discrète, voila l‘entrée du cœur....Etre ma sœur, mon amie, c’est un don du ciel, c’est le plus beau cadeau El Hamdou lillah .... Je voulais te souhaiter un super méga anniversaire ...je voudrais te souhaiter tout ce qu'on peut souhaiter à une sœur, que du bonheur, de l'amour, de la joie de vivre, de la réussite, des sous ... mais même en ce jour si spéciale qui est à toi ma Sam chérie, je ne peux m'empêcher de te souhaiter quelque chose aussi de si spéciale .... Une bonne santé pour toi et ton fils !!! Wassim prend soin de lui, tu es une mère merveilleuse… Plein de douceur et de tendresse pour ton fils. Une femme qui des fois le cœur lourd…Mais le cœur sur la main… Une femme très sensible… humaine. Samira Rabbi Yekhalik Liya Omri Koulou, une sœur une amie et un soleil qui réchauffe mon cœur. Samira la star de ma vie alors à toi ma sœur de cœur, la seule qui peut aussi bien me comprendre que si tu étais moi même, la seule à travers qui, je vis une seconde vie, la seule avec qui je mène un combat de tous les jours, à toi ma Samira, toi dont le destin un jour a voulu qu’on se rencontrent sur un commentaire, une des première personnes qui ma souhaite la bienvenu sur mon blog il y a 7 ans déjà devant un écran et depuis ce temps la je me sens si proche ....toi et moi un lien tellement spéciale nous unis ....Voila Samira aujourd’hui encore une bougie de soufflée et encore une année de passé jour après jour, l'année fais son tour, et voilà le retour, du plus beau jour, le jour de ton anniversaire...Tu mérites tout et plus encore ! Tu es un véritable trésor… Pleine de tendresse et d'amour… Tu es ma sœur, et mon amie pour toujours. Samira je te remercie parce que j’y crois en toi lorsque des fois j'ai de la difficulté d’y croire en moi-même...De dire ce que j'ai besoin d'entendre parfois au lieu de ce que je voudrais bien entendre, d'être ma complice... et de m'apprendre une autre façon de voir les choses. Je te remercie parce que tu as ouvert ton cœur pour moi ...et m’avoir fais confiance pour tes pensées et tes déceptions et tes rêves et que c’est très rares et difficiles en ces temps ci ... Je te remercie de m’avoir donnée tant d’espoir, de savoir et de m’assurer que je peux toujours compter sur toi et de te demander ton aide lorsque c'est nécessaire. Je te remercie de mettre tant d'effort, de tendresse et d'imagination dans notre amitié...de partager tant de si bons moments et de créer tant de si bons souvenirs avec moi je te remercie parce que tu as été toujours honnête avec moi d'être si tendre avec moi... d'être là pour moi. Je te remercie d'être ma sœur et mon amie… Plusieurs personnes entrent et sortent de nos vies, seuls les vrais amis laissent une empreinte sur nos cœurs je te dis profite pleinement de cette journée qui est la tienne tu verras ça n’arrive qu’une fois par an. Une fête c'est comme une fleur, ça ne dure que quelques heures. Mais, ça laisse dans le cœur un souvenir que rien ne peut ternir! Un anniversaire c'est le début d'une année. Pleines de joies et de surprises. Pleins de petits et de grands bonheurs. Qui font toujours très chaud au cœur!
BARBARA… Ta sœur QUI T’AIME TANT
Cette photo devrait faire le tour du monde!
09/10/2010 21:04 par aimer_la_vie
Merci Claire
http://www.mon-vip.com/vip/blogs/gina.html
Une petite requête
Je vous demande de le faire circuler ...
rien d'autre ...
Seigneur, je prie pour la guérison du cancer.
Amen. Tout ce que je vous demande est de faire circuler ce message. Même si ce n'est qu'à une personne. En mémoire des gens qui ont lutté ou qui luttent encore présentement. Merci !
Conversation avec mon âme
06/10/2010 23:31 par aimer_la_vie

Conversation avec mon âme
Amour
Un jour,
mon âme a parlé avec d'autres âmes...
L'âme de l'oiseau m'a parlé de liberté,
de musique et j'ai eu
le désir de chanter avec lui
la joie d'être libre
et d'entonner
le chant de l'amour le plus grand...
L'âme de la rose m'a parlé de beauté,
du charme qu'elle apportait
au coeur des amoureux,
du parfum et de la fraîcheur
de la nature et de l'Amour...
L'âme de l'enfant à l'intérieur de moi
m'a montré un monde coloré,
un monde de joie et de fantaisies,
un monde doux et enchanté par l'Amour
coloré qu'elle dégage...
L'âme de la Terre
m'a parlé du bonheur d'être père ou mère,
de l'émotion de sentir ses enfants,
de s'alimenter au sein dans l'Amour...
L'âme de l'univers m'a parlé de la Création,
de la Vie qui créa d'autres vies...
m'a parlé de la Lumière
qui créa d'autres lumières...
Là, elle s'est arrêtée et m'a parlé
de la conscience...
qui cherche d'autres consciences...
pour jouir de l'AMOUR...
Je l'ai trouvé
et il a grandi dans mon cœur...
prenant tout mon être,
devenant mon
PROPRE AMOUR
Merci Anne
pour ce sublime poème
«En vérité, Dieu ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les
[individus qui le composent]
ne modifient pas ce que est en eux-mêmes....», Coran * sourate...
le tonnerre (Ar-Raad)" Verset 11. *
Je vous souhaite une
Bonne journée
et un bon weekend
Bisous
Avec toute mon amitié
Barbara
RAYONS D'OCTOBRE ....
05/10/2010 20:20 par aimer_la_vie
RAYONS D'OCTOBRE
Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l'été ranime les buissons.
Un vent frais, que l'odeur des bois fanés sature...
Sur l'herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.
Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d'argent. Sur la marge des prés...
Les derniers fruits d'automne, aux reflets verts et roses...
Reluisent à travers les rameaux diaprés.
Forêt verte qui passe aux tons chauds de l'orange.
Ruisseaux où tremble un ciel pareil au ciel vernal.
Monts aux gradins baignés d'une lumière étrange.
Quel tableau ! quel brillant paysage automnal !
À mi-côte, là-bas, la ferme ensoleillée,
Avec son toit pointu festonné de houblons,
Paraît toute rieuse et comme émerveillée
De ses éteules roux et de ses chaumes blonds.
Aux rayons dont sa vue oblique est éblouie,
L'aïeul sur le perron familier vient s'asseoir :
D'un regain de chaleur sa chair est réjouie.
Dans l'hiver du vieillard, il fait moins froid, moins noir.
Calme et doux, soupirant vers un lointain automne...
Il boit la vie avec l'air des champs et des bois...
Et cet étincelant renouveau qui l'étonne
Lui souffle au cœur l'amour des tendres autrefois.
De ses pieds délicats pressant l'escarpolette...
Un jeune enfant s'enivre au bercement rythmé...
Semblable en gentillesse à la fleur violette
Que l'arbuste balance au tiède vent de mai.
Près d'un vieux pont de bois écroulé sur la berge...
Une troupe enfantine au rire pur et clair.
Guette, sur les galets qu'un flot dormant submerge...
La sarcelle stridente et preste qui fend l'air.
Vers les puits dont la mousse a verdi la margelle...
Les lavandières vont avec les moissonneurs...
Sous ce firmament pâle éclate de plus belle
Le charme printanier des couples ricaneurs.
Et tandis que bruit leur babillage tendre...
On les voit déroulant la chaîne de métal...
Des treuils mouillés, descendre et monter et descendre...
La seille d'où ruisselle une onde de cristal.
Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931)
Le diamant et la goutte de rosée...
04/10/2010 16:37 par aimer_la_vie
Le diamant et la goutte de rosée....
Un écrit que j’ai reçu de mon amie Anne
Et que j’aimerais partager avec vous…
Le diamant et la goutte de rosée Un beau diamant, qui avait autrefois brillé au doigt d'une princesse, gisait dans un pré, à côté de pissenlits et de pâquerettes. Juste au-dessus de lui, brillait une goutte de rosée qui s'accrochait timidement à un brin d'herbe. Tout en haut, le brillant soleil du matin dardait ses rayons sur tous les deux, et les faisait étinceler. Merci Anne Bonne journée et bonne semaine a tous Bisous Avec toute mon amitié Barbara
Conte allemand
Le diamant et la goutte de rosée....
La modeste goutte de rosée regardait le diamant, mais sans oser s'adresser à une personne d'aussi noble origine. Un gros scarabée, en promenade à travers les champs aperçut le diamant et reconnut en lui quelque haut personnage.
- Seigneur, dit-il en faisant une grande révérence, permettez à votre humble serviteur de vous offrir ses hommages.
- Merci, répondit le diamant avec hauteur.
En relevant la tête, le scarabée aperçut la goutte de rosée.
- Une de vos parentes, je présume, monseigneur ? demanda-t-il avec affabilité en dirigeant une de ses antennes vers la goutte de rosée.
Le diamant partit d'un éclat de rire méprisant.
- Quelle absurdité ! déclara-t-il. Mais qu'attendre d'un grossier scarabée ? Passez votre chemin, monsieur. Me mettre, moi, sur le même rang, dans la même famille qu'un être vulgaire, sans valeur ! Et le diamant s'esclaffait.
- Mais, monseigneur, il me semblait. Sa beauté n'est-elle pas égale à la vôtre ? Balbutia timidement le scarabée déconfit.
- Beauté, vraiment ? Imitation, vous voulez dire. En vérité, l'imitation est la plus sincère des flatteries, il y a quelque satisfaction à se le rappeler. Mais cette beauté factice même est ridicule si elle n'est pas accompagnée de la durée. Bateau sans rames, voiture sans chevaux, puits sans eau, voilà ce que c'est que la beauté sans la fortune. Aucune valeur réelle là où il n'y a ni rang ni richesse. Combinez beauté, rang et richesse, et le monde sera à vos pieds. A présent, vous savez pourquoi on m'adore.
Et le diamant lança de tels feux que le scarabée dut en détourer les yeux, pendant que la pauvre goutte de rosée se sentait à peine la force de vivre, tant elle était humiliée.
Juste alors une alouette descendit comme une flèche, et vint donner du bec contre le diamant.
- Ah ! Fit-elle désappointée, ce que je prenais pour une goutte d'eau n'est qu'un misérable diamant. Mon gosier est desséché, je vais mourir de soif.
- En vérité ! Le monde ne s'en consolera jamais, ricana le diamant.
Mais la goutte de rosée venait de prendre une soudaine et noble résolution.
- Puis-je vous être utile, moi ? Demanda-t-elle.
L'alouette releva la tête.
- Oh ! Ma précieuse amie, vous me sauverez la vie.
- Venez, alors. Et la goutte de rosée glissa du brin d'herbe dans le gosier altéré de l'alouette.
- Oh ! Oh ! Murmura le scarabée en reprenant sa promenade. Voilà une leçon que je n'oublierai pas. Le simple mérite vaut plus que le rang et la richesse sans modestie et sans dévouement ; il ne peut y avoir aucune réelle beauté sans cela...












